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Depuis plusieurs années, nous participons au Festival Clair de Bastide dont le but est de faire découvrir au public le quartier de la Benauge et son centre d’animation de manière insolite et par l’art du mouvement. Pour cette 13ème édition, le thème choisi est ” Paysages Visages urbains “.

Nous avons performé deux créations le jeudi 22 juin et le vendredi 23 juin :

FIÈVRE
Le corps fiévreux est un corps que tous les êtres humains connaissent, il correspond à une expérience très particulière que nous avons tous traversée : le corps malade, le corps en excitation face à un évènement particulier, l’enthousiasme de notre corps dans sa rencontre avec la nature ou dans sa découverte du corps de l’autre. Toutes les danses, à leurs manières, sont des témoignages pour raconter quelque chose de cette expérience du corps fiévreux. “La fièvre” fait surgir sur scène l’histoire fiévreuse de chacun mais aussi, comme dans un rituel, créée collectivement une danse qui va permettre aux artistes de partager leurs expériences avec le public.

FLASH…BACK
Disco, new wave, funk… Dans nos souvenirs des courants musicaux, mais surtout l’émergence du corps dans l’espace de l’expression populaire, nous interrogeons les contre-cultures qualifiées de « masquées » des années 80. « Masquées », car les élans de l’invitation à la danse essaient d’adoucir les conflits internes des individus. Le corps est moins « ouvrier », il a le temps et la nécessité de parler. Les messages étouffés sont ceux des opprimés : Femmes, communauté Gays, minorités ethniques… Ceci dans un climat où le message politique n’est pas nommé comme dans d’autres courants musicaux (rock, pop, funk, reggae). Le disco entraîne les publics réactionnaires qui viennent se perdre dans l’éblouissement des corps. Revenons sur les histoires de ces corps meurtris, à l’assaut de la figure du « mâle blanc dominant », face au reste du monde.

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