Calme Blanc / Colère Noire

Calme blanc colère noire

(Pièce de groupe)
Chorégraphe : Alain Gonotey
Interprètes : Cindy Villemin/ Géraldine Laurens/ Delphine Maurel/ Fabien Périchon/ Fabien Faucil

Corps et Mouvement

Des danseurs de genre et de corporéité différents se retrouvent enfermés dans une pièce.
L’aspiration à la modernité pour une génération qui est née avec de la danse contemporaine est presque une démarche intellectuelle qu’il faut constamment réinventer.

Pour d’autres danseurs au corps et habitus déjà modelés par d’autres formes d’entrée en danse (hip hop, danse basque, flamenco, ..), la question de la modernité doit faire acte de révolte avec d’autres articulations, elles aussi à inventer.

Si les uns travaillaient avec les autres ?
La révolte comme acte fondateur de la démocratie des corps, jouons à exposer une diversité qui n’annihile pas le conflit.

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L’histoire est chargée de révolte à caractère collectif: quelles est la nôtre?
La reconnaissance de l’autre sous-tend que l’on nomme sa complexité, cet acte vient autoriser la contestation des modes de surveillance, des sujets et des corps.
Recherche d’un projet de corps abstrait propre à laisser respirer ces différentes identités sans les affadir. Mise en avant du « cri » d’une révolte salutaire.

 

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« Calme Blanc / Colère Noire » est le troisième volet du tryptique Utopie Héroïque avec le solo, « 100% Basque » et le duo « Jump… c’est un beau jour pour mourir mais je ne le savais pas« .

Cette création sur le thème de la Révolte se compose de trois phases de travail : Le corps matière/ le corps comme lieu d’inscription de la révolte – Le corps dansant/ les histoires des corps comme lieu de l’inscription identitaire de cette révolte ou la question des genres – le corps social/ corps où le souffle de la révolte s’immisce.

 

Avant-projet autour de Calme Blanc Colère Noire, performé au festival des Traces Contemporaines de Cahors en 2010

« Plus dure sera la chute »

Travail sur l’altérité autour de la pièce « Noir » d’Alain Gonotey (Cie Lullaby). Thématiques de l’identité, du genre « masculin, féminin, autre »

« Plus dure sera la chute » (projet 2011-12) – Théâtre du Liburnia – Libourne avril 2012

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Bla, bla, bla…

Création Bla,bla,bla

La Création

Dans notre souci constant de porter un regard sur la corporéité dansante de l’autre – son histoire corporelle -, nous interrogeons l’imaginaire et l’esthétique véhiculés par les danses urbaines, en les dé-construisant pour mieux « entendre » en quoi elles nous parlent sur le mode de l’altérité. Qu’en est-il de la compatibilité de la perception rythmique et explosive proposée par les danses urbaines et ethniques, avec la revendication mélodique et « existentielle » affichée et perceptible dans les techniques historiquement dominantes : moderne, classique, contemporain ?

La dimension d’un corps urbain entre errance, distorsion et suspension, appartient au métissage des techniques et des présences portés par les danseurs. La danse Hip Hop nous semble n’être que l’expression la plus spectaculaire de la distorsion des corps. Le « bain » ici proposé empreinte à l’univers sonore et gestuel des tribus urbaines : rap, techno, images, sample, zapping… La recherche de matière, propre à la suspension et à la distorsion explosive du mouvement permet de suspendre et de fragmenter quelques codes et repères propres à l’urbanité des corps. Ce « bain » d’énergie urbaine se fragmente, se distord et propose une danse à l’image de la dualité entre suspension et distorsion

Les Prolongements

Cette première pièce, de 20 minutes, met en situation trois danseuses et un chanteur de rap qui affichent un projet de corps urbain sans perdre leur identité. Ils sont ballottés entre deux matières : l’allègement et l’errance de la suspension, la fragmentation, l’accélération et la projection des distorsions. Le travail sur les appuis nourrit cette double musique.

Cette danse que nous définissons comme urbaine est proposée sans faire appel à la présence de danseurs de technique Hip Hop. Le corps urbain n’est donc pas réservé à des corps repérés, stigmatisés et souvent manipulés, de par l’identité qu’ils affichent.

Pour continuer à interroger ce qu’est un corps urbain, il nous semble intéressant de faire une place aux présences les plus niées dans la constellation des corps dits urbains, à savoir les danseuses de technique Hip Hop. Leur présence fragile et souvent refoulée sera interrogée dans une deuxième pièce. Le travail avec les danseuses de la première pièce vise à leur donner un espace où elles pourront affirmer leur singularité.

Le corps urbain se définit alors aussi comme celui de l’altérité, de la rencontre des techniques, de la rencontre de l’autre.

Création « Noir ? » // Avant-projet

noir

Projet en développement

Projet de la Cie Lullaby lancé début 2012, en développement à travers une série de laboratoire avec les élèves de la formation professionnelle Lullaby Danza Project et le groupe du No-Ballet post contemporain.
En septembre 2013, un temps de recherche autour du projet Noir a réuni trois danseurs et danseuses de la Cie : Cindy Villemin, Géraldine Laurens, Fabien Faucil et trois jeunes danseuses issues de la Formation Professionnelle : Adélaïde Bouchet, Magalie Ray et Jessica Yactine. Ces trois dernières invitées sont des artistes contemporaines engagées dans un champ d’expression ethnique ou assimilée (Kizomba, danse afro-cubaine, danse urbaine).

Intention

Comment renouveler un discours, un regard sur l’altérité, à travers ma propre histoire et le questionnement du sujet en charge de leur « corporéité » dansante.
Comment situer l’engagement de soi dans une posture moins ethno-centrée ?
Comment en exposer une rencontre avec un public dont la construction soit en phase avec cette intention spécifique ?

Ce qui est direct et indirect :

Ne pas positionner une polarité entre blanc et noir mais renouer le cross-over
Mon histoire réelle est poétisée avec un groupe d’interprètes qui ne porte des stigmates directs et indirects opérant de la question « noire ». Comme une mise à distance méthodique en recherche mais qui suppose un questionnement presque anthropologique. Parler de « noire » avec des sujets tous « blancs », ou autre.

Direct épisode lié au récit du moi et de chacun mais confrontés à une exposition plus ou moins fidèle du réel dans la forme, l’émotion et la matière.

On échappe aux catégories ?
Qu’est-ce qu’un mode d’être post-contemporain pour le sujet, le groupe, et ceux qui regarde ? La volonté même utopique d’échapper aux catégories doit être le garant de la singularité.

Piste de corrections artistiques :

Koltès, son œuvre et le traitement singulier de l’autre.

Le Clézio, il est l’autre sous les stigmates.

Patrick Chamoiseau « l’esclave noir, le molosse »

Aimé Sésaire, « Cahier d’un retour au pays natal »

Au cinéma

Claire Denis, « Place à une affinité complexe et cachées »

David Lynch, son œuvre sombre propre à parler des singularités

Takeshi Kitano, regard décentré

Manga, Diva, je disparais dans le sofa

Manga, Diva, je disparais dans le sofa
Récit de vie, écriture contemporaine, corps « urbain »
Chorégraphe : Alain Gonotey
Solo : Julie Oosthoek, 30 minutes
 


 

Julie et Moi

Nous nous interrogeons souvent sur : comment concilier une forme de recherche sur la matière et le mouvement, avec une envie plus dialectique et illustrative de témoigner de ce qu’est par exemple un état d’engagement d’une féminité en danse, chemin vers une danse du récit, voir illustrée ? Nous nous demandons : qu’est-ce que le regard critique de la danse dans son expression contemporaine, fait de l’interprète au féminin ?

 

La création

Performance dansée à l’engagement quasi guerrier. Profusion du mouvement, imaginaire d’un personnage féminin emprunté aux mangas avec une présence percussive. La gestuelle se veut ludique et grave, empruntant autant à l’envol des danses académiques, les distorsions d’une certaine danse contemporaine et à l’aptitude à renverser l’espace des danses urbaines. Est-ce un jeu ? Un clin d’œil aux représentations masculines de la femme ? Une aspiration à une toute puissance d’une féminité émancipée ? Un désir de danse ravageur ? Pendant la construction d’une gestuelle adaptée à ce personnage haut en couleur, un événement grave intervient dans la vie de la danseuse. Comment concilier alors ce personnage et cette gestuelle encombrante avec l’état du moment secret, intime, propre à constituer un corps régressif et fragile ? Danse : performante et efficace. Un personnage entier : il cristallise les projections d’une forme de féminité inaltérable soudain mis en abîme par un quotidien tragique. Quel corps se recompose ? Quelles mises en tension se jouent ?

 

CREATION EN-VISAGE, NO-FIGURE
SOLOMANGA, DIVA, JE DISPARAIS DANS LE SOFA
CREATION LUMIERE YANNICK ANCHE
MUSIQUE NOIR DESIR + DIVERSES SOURCES + CREATIONS DIDIER LEGLISE

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©photos de David Olivari