Auditions 2013 – Devenir danseur – LullabyDanza Project

SAMEDI 25 MAIJEUDI 13 JUIN

Auditions 2013
Auditions 2013

Auditions ouvertes aux danseurs, aux champs, des danses ethniques et urbaines, en questionnement sur une démarche contemporaine, aux performers et à toutes personnes dont le corps est support d’expression.

Présélections : cv & lettre de motivation à adresser par mail

Suivi individualisé
Travail en petite cellule

Accompagnement de projet artistiques
E.A.T & concours chorégraphiques

Contacts :
Tél. : +33 (0)6 98 00 22 88
Email : auditions@cie-lullaby.com

 

Auditions sur rendez-vous

©Photo Candice Roux ; Danseuse : Géraldine Laurens

 

 

Mademoiselle, Vous Avez Vu Le Film

Compagnie Gestuelle / compagnie Lullaby

  • Rencontre d’une chorégraphe hip-hop et d’un chorégraphe contemporain

  • Solo pour une interprète

  • Durée 30 minutes

Équipe artistique :

  • Alain Gonotey, chorégraphe

  • Sabine Samba, chorégraphe et danseuse

  • Françoise Libier, création lumière

  • Gervais Rakotaasimbola, photographies

  • Sylvie Laplagne, photographies

 

La création – Une Situation Imaginaire, Une Audition

Comment une situation mettant en scène la compétition technique, esthétique, voire athlétique, peut être transformée, détournée par la danseuse pour en faire un plaidoyer de son engagement de femme, pour exprimer sa jubilation à témoigner de plusieurs cultures de danse (hip-hop, salsa, moderne) ? Ainsi, dans ce contexte aux attentes codifiées, l’interprète fait valoir la complexité de sa trajectoire, qu’elle défend par une présence posturale et une gestuelle qui semblent s’exprimer sans limites.

Télécharger la plaquette : Mademoiselle avez-vous vu le film

 

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Artaud le théâtre de la cruauté

Le Théâtre de la Cruauté est un texte qui prend vie sous l’empreinte de la chair et du mouvement. Le corps de l’acteur et le corps du danseur se confondent au service d’une prose insolente, mystérieuse et jubilatoire.

Les références au corps et au mouvement sont vite nombreuses dès que l’on évoque ce texte : mordant, renversant, organique. Notre parti pris est de laisser le texte posséder le corps. Chaque mot stimule les sens. La mélodie du corps du danseur parle directement au propre corps du spectateur. Véritable amplificateur des sens, le corps exposé sur le plateau invite chacun à s’associer à cette danse.

Alors le texte, au-delà de sa dimension poétique, peut nous apparaître dans son sens. La réhabilitation du corps comme territoire perdu de la prise de conscience de soi, à soi et au monde.

C’est lui qui subit les affres du monde et de sa mort annoncé ; c’est aussi en lui que se loge la vérité de l’homme comme véritable acteur du scénario de la vie. Artaud et nous Convoquer littérature, théâtre et danse dans le même huit clos, n’est pas chose aisée. Le choix de ce texte n’est pas anodin car il s’inscrit dans une tradition orale. Antonin Artaud, dans sa fulgurance, réconcilie ces trois expressions. Loin de les opposer, il leur restitue une fonction d’un corps territoire de témoignage de l’homme sans sa finitude mais aussi dans la révélation de sa liberté.


Danseur : Jérôme Sanson

FIVE

Affiche Five

La pièce

Athlète ? Comédien ? Danseur ? Quoiqu’il en soit, le corps reste le fil rouge de ce témoignage d’un homme blessé. Le corps de l’athlète contenu dans les contraintes et les disciplines. C’est l’usure du plaisir et le temps des disciplines. Ce corps rencontre la poésie, les mots et se construit une aptitude au rêve. Il se sublime, celui qui l’habite se révèle. Le corps mécanique du sportif se dérègle et peut dans sa chute poétique retrouver un lien perdu avec le monde et lui-même.

 

Le choix des 5 poètes

Jérôme Sanson a choisi 5 poètes : Baudelaire, Rimbaud, Nietzche, Lautréamont, Hedërlin.

 

Le sujet

Alain Gonotey, metteur en scène et chorégraphe, raconte le parcours initiatique d’un prisonnier de son corps. Le parcours de Jérôme Sanson est fait d’une expérience d’ancien sportif plongé dans un silence affectif et émotionnel tant il est marqué de surveillance, d’usure et de frein. La mécanique de l’exercice et du modèle imposé l’ont asséché.

Les textes choisis invitent à se sublimer et à se transformer. Ils permettent à l’esprit de celui qui les scande de réveiller sa chair et d’en faire un support de libération. Il s’invente enfin. En les entendant et en les regardant mis en corps, ces textes dansés nous invitent aussi à une forme de révolte et d’exaltation par une douce et troublante contagion.

Entre monologue, dialogue avec lui-même ou avec un personnage imaginaire, ou encore texte chanté ou slamé, les mots s’offrent sans limite. Ils s’entrechoquent avec un corps qui part du quotidien jusqu’à une transformation animale avec quelques détours par le geste chorégraphique.

 

Dossier de présentation

 

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Corps étrangers

corps_etrangers (4)

 

Dans sa nouvelle création, le chorégraphe Alain Gonotey propose un regard humaniste et militant sur la révolte et les questions identitaires (identité gravitaire, typologie gestuelle, mise en jeu du genre dans le mouvement…)
Libérer le corps de gestes interdits, refuser une pensée dominante dans un contexte social de surveillance, contester le sacré pour créer une « utopie héroïque ».
Révolte et utopie se conjuguent dans une tentative d’invention d’un territoire où le corps s’invente dans la distorsion, refuse un apaisement du sol, transgresse la verticale et aspire à une élévation subversive.

Au centre de nombreux processus de création, la révolte s’impose comme une attitude incontournable. Corps Etrangers en fait son objet central, qu’il s’agisse des corps du danseur, du non-danseur ou des micro-sociétés qui constituent un groupe. Sujet et groupe offrent un lieu d’expression et donc d’observation de cette posture face au monde qu’est la révolte.

Corps Étrangers stimule une réflexion sur le corps comme territoire de la révolte à l’image de ce qui se joue dans nos sociétés. Trouvons dans la danse une matière qui l’exprime.
Comment renouveler un discours sur la modernité dans sa pensée du corps ?
Et comment l’inscrire dans l’universalité ?

Considérons la révolte comme « un mouvement vers », « une résistance à », « un trop plein de », tout comme l’acte fondateur de l’émergence d’autres territoires.

Nous traiterons de la matière, ou comment les corps entrent dans le mouvement ? Lieu de résistance face à la mort, lieu du refus, espace où l’on met en jeu une capacité de présence à soi au-delà des angoisses fatalistes.
Nous traiterons du corps identitaire, du corps face aux révoltes de nos sociétés, nos identités, nos existences ; ces insistances et résistances que nous partageons.

Corps Etrangers, en trois phases de travail :

Le corps – matière le corps comme lieu d’inscription de la révolte

Le corps dansant les histoires des corps comme lieu de l’inscription identitaire de cette révolte ou la question des genres

Le corps social où le souffle de la révolte s’immisce

Notre attention se porte sur quelques mécanismes qui vont créer le sentiment d’oppression, de frustration, ce « trop plein de … », berceau de la révolte :

– Les surveillances accrues dans la sphère publique et privée stimulent l’auto surveillance et amènent chacun à développer une censure de son comportement. A l’intérieur d’un groupe, les individus s’auto surveillent aussi en se référant à des notions morales ou en évaluant l’aspect de l’autre au regard de la norme.

– L’acceptation de ces regards intrusifs est possible car ils résonnent comme une prise en charge du sujet. La peur de ce regard est atténuée par le modèle unique rassurant qu’il induit.

 Soumis à la norme les sujets s’opposent en rivalité et constituent des corps séparés sans espace commun.

 


Représenté au festival Les Hivernales à Avignon en 2010

 

CORPS ETRANGERS

 Duo dansé par Fabien Faucil et Delphine Maurel

La révolte comme acte fondateur de la démocratie des corps,
jouons à exposer une diversité qui n’annihile pas le conflit

Duo mettant en jeux un projet de corps ou comment définir une forme de corps métis/urbain. Il confronte deux formes d’altérité (femme/ homme, hip hop / contemporain, poétique/ abstrait), sans nier les conflits et les limites, il définit un projet de corps commun.

Le corps

Le corps reste le véhicule de la révolte. Corps Etrangers pourrait s’appeler « à la recherche du corps de la révolte ». Nous développons trois intentions de travail, trois regards sur le corps dansant. Celui-ci restant le miroir du corps quotidien.

Le corps sous tension

Depuis quelques années nous avons développé un travail autour du « corps urbain ». Dans nos sociétés les relations entre les sujets s’organisent de manière normée, cloisonnée. Les identités vivent séparées, elles s’opposent autant qu’elles s’enferment.

La danse se vit à l’image de cette parcellisation. Les techniques, les réseaux, les modes d’apprentissage sont classifiés et rangés autant que les sujets (homme / femme, athlète/ non athlète, spectacle/ création…). Dans le projet Corps Etrangers, il est proposé aux danseurs de se construire un autre territoire en réponse à cette pression de séparation des corps plutôt que de se définir en genre rangé, en technique séparée. L’exploration est celle d’une matière dans laquelle deux traditions de gestion du mouvement se rencontrent.

  • De manière réductrice mais révélatrice, l’expression pulsionnelle du mouvement est souvent assimilée aux danses ethniques, au jazz, au Hip Hop et le caractère de fragmentation, d’explosion, de percussion et d’éclatement domine.
  • La tradition du mouvement abstrait, suspendu, distancié et spatial fait référence à une élévation de la tradition académique et à une poétisation de la matière en danse contemporaine. Je distingue ici la démarche contemporaine des représentations que l’on a de celle-ci à travers quelques archétypes.

Le corps proposé est fait de distorsions, de tensions que l’on ne peut regarder uniquement en référence à une tradition de danse et à un genre. Hors référent, ce corps sous tension se pose en corps critique de la norme.

Le corps en réaction

Il s’agit d’échapper à un corps « militaire », aligné, mimétique et offrant un groupe sans singularité d’action, le choix est fait d’avoir un corps en mouvement, tentative de ne pas se laisser enfermer dans la norme. Les corps sont embarqués, en errance avec l’espoir que ce ne soit pas seulement une fuite. Ils se déplacent, se dispersent, ils ne veulent pas se soumettre.

Le corps engagé

Nous avons traité deux options qui s’alimentent l’une l’autre : la chute et son refus.
De manière répétée, les danseurs chutent tout au long de la pièce. C’est le témoignage d’une souffrance, d’une blessure, une forme de désobéissance plus qu’une forme de suicide. La chute est mise en scène comme un témoignage. C’est une alerte, une communication. Seul le corps peut être le territoire de cette expression la plus extrême.
Le refus de la chute : les danseurs sont amenés à se repousser du sol, sans aucun apaisement. Ne pas considérer la chute comme une fin mais comme la possibilité de se réinventer, c’est le refus du corps apaisé, un plaidoyer contre un corps clinique.

** Regards sociologiques sur le corps

La manière dont le corps est appréhendé dans nos sociétés est révélateur des relations de pouvoir. Le corps de la révolte est celui qui échappe à la norme. Corps Etrangers est une exploration, une réaction, une résistance, un exutoire.

La représentation se fait à travers un espace cloisonné, des déambulations, des alignements et des prises de paroles.

Le duo se vit dans un espace cloisonné où la surveillance de l’autre est constante. Il y a tentative de recréer du lien à travers les matières partagées alors que la situation de surveillance rappelle les modes de surveillance sociaux.

Les déambulations sont des rappels d’un mouvement ordonné, d’une temporalité à laquelle ils ne peuvent échapper. Les déambulations finissent en empilements s’il n’y a pas d’actes de résistance.

Les alignements sont comme une frontière à surveiller, le moment où les individus sont exposés comme des marchandises. C’est un jeu de rôle pour essayer de s’en sortir, une forme de compétitions, de rivalités (scènes de dressage). Les alignements séparent, opposent. Cette frontière peut révéler aussi des actes de courage et des rencontres salvatrices.

Chaque prise de parole reste soumise à la présence de l’autre. Le solo est un temps d’affirmation, d’exploration de la singularité de chaque individu / danseur. La chute, la fragmentation, l’envol sont des signes de posture de la révolte.

 

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