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Affiche Five

FIVE

Affiche Five

La pièce

Athlète ? Comédien ? Danseur ? Quoiqu’il en soit, le corps reste le fil rouge de ce témoignage d’un homme blessé. Le corps de l’athlète contenu dans les contraintes et les disciplines. C’est l’usure du plaisir et le temps des disciplines. Ce corps rencontre la poésie, les mots et se construit une aptitude au rêve. Il se sublime, celui qui l’habite se révèle. Le corps mécanique du sportif se dérègle et peut dans sa chute poétique retrouver un lien perdu avec le monde et lui-même.

 

Le choix des 5 poètes

Jérôme Sanson a choisi 5 poètes : Baudelaire, Rimbaud, Nietzche, Lautréamont, Hedërlin.

 

Le sujet

Alain Gonotey, metteur en scène et chorégraphe, raconte le parcours initiatique d’un prisonnier de son corps. Le parcours de Jérôme Sanson est fait d’une expérience d’ancien sportif plongé dans un silence affectif et émotionnel tant il est marqué de surveillance, d’usure et de frein. La mécanique de l’exercice et du modèle imposé l’ont asséché.

Les textes choisis invitent à se sublimer et à se transformer. Ils permettent à l’esprit de celui qui les scande de réveiller sa chair et d’en faire un support de libération. Il s’invente enfin. En les entendant et en les regardant mis en corps, ces textes dansés nous invitent aussi à une forme de révolte et d’exaltation par une douce et troublante contagion.

Entre monologue, dialogue avec lui-même ou avec un personnage imaginaire, ou encore texte chanté ou slamé, les mots s’offrent sans limite. Ils s’entrechoquent avec un corps qui part du quotidien jusqu’à une transformation animale avec quelques détours par le geste chorégraphique.

 

Dossier de présentation

 

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Corps étrangers

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Dans sa nouvelle création, le chorégraphe Alain Gonotey propose un regard humaniste et militant sur la révolte et les questions identitaires (identité gravitaire, typologie gestuelle, mise en jeu du genre dans le mouvement…)
Libérer le corps de gestes interdits, refuser une pensée dominante dans un contexte social de surveillance, contester le sacré pour créer une « utopie héroïque ».
Révolte et utopie se conjuguent dans une tentative d’invention d’un territoire où le corps s’invente dans la distorsion, refuse un apaisement du sol, transgresse la verticale et aspire à une élévation subversive.

Au centre de nombreux processus de création, la révolte s’impose comme une attitude incontournable. Corps Etrangers en fait son objet central, qu’il s’agisse des corps du danseur, du non-danseur ou des micro-sociétés qui constituent un groupe. Sujet et groupe offrent un lieu d’expression et donc d’observation de cette posture face au monde qu’est la révolte.

Corps Étrangers stimule une réflexion sur le corps comme territoire de la révolte à l’image de ce qui se joue dans nos sociétés. Trouvons dans la danse une matière qui l’exprime.
Comment renouveler un discours sur la modernité dans sa pensée du corps ?
Et comment l’inscrire dans l’universalité ?

Considérons la révolte comme « un mouvement vers », « une résistance à », « un trop plein de », tout comme l’acte fondateur de l’émergence d’autres territoires.

Nous traiterons de la matière, ou comment les corps entrent dans le mouvement ? Lieu de résistance face à la mort, lieu du refus, espace où l’on met en jeu une capacité de présence à soi au-delà des angoisses fatalistes.
Nous traiterons du corps identitaire, du corps face aux révoltes de nos sociétés, nos identités, nos existences ; ces insistances et résistances que nous partageons.

Corps Etrangers, en trois phases de travail :

Le corps – matière le corps comme lieu d’inscription de la révolte

Le corps dansant les histoires des corps comme lieu de l’inscription identitaire de cette révolte ou la question des genres

Le corps social où le souffle de la révolte s’immisce

Notre attention se porte sur quelques mécanismes qui vont créer le sentiment d’oppression, de frustration, ce « trop plein de … », berceau de la révolte :

– Les surveillances accrues dans la sphère publique et privée stimulent l’auto surveillance et amènent chacun à développer une censure de son comportement. A l’intérieur d’un groupe, les individus s’auto surveillent aussi en se référant à des notions morales ou en évaluant l’aspect de l’autre au regard de la norme.

– L’acceptation de ces regards intrusifs est possible car ils résonnent comme une prise en charge du sujet. La peur de ce regard est atténuée par le modèle unique rassurant qu’il induit.

 Soumis à la norme les sujets s’opposent en rivalité et constituent des corps séparés sans espace commun.

 


Représenté au festival Les Hivernales à Avignon en 2010

 

CORPS ETRANGERS

 Duo dansé par Fabien Faucil et Delphine Maurel

La révolte comme acte fondateur de la démocratie des corps,
jouons à exposer une diversité qui n’annihile pas le conflit

Duo mettant en jeux un projet de corps ou comment définir une forme de corps métis/urbain. Il confronte deux formes d’altérité (femme/ homme, hip hop / contemporain, poétique/ abstrait), sans nier les conflits et les limites, il définit un projet de corps commun.

Le corps

Le corps reste le véhicule de la révolte. Corps Etrangers pourrait s’appeler « à la recherche du corps de la révolte ». Nous développons trois intentions de travail, trois regards sur le corps dansant. Celui-ci restant le miroir du corps quotidien.

Le corps sous tension

Depuis quelques années nous avons développé un travail autour du « corps urbain ». Dans nos sociétés les relations entre les sujets s’organisent de manière normée, cloisonnée. Les identités vivent séparées, elles s’opposent autant qu’elles s’enferment.

La danse se vit à l’image de cette parcellisation. Les techniques, les réseaux, les modes d’apprentissage sont classifiés et rangés autant que les sujets (homme / femme, athlète/ non athlète, spectacle/ création…). Dans le projet Corps Etrangers, il est proposé aux danseurs de se construire un autre territoire en réponse à cette pression de séparation des corps plutôt que de se définir en genre rangé, en technique séparée. L’exploration est celle d’une matière dans laquelle deux traditions de gestion du mouvement se rencontrent.

  • De manière réductrice mais révélatrice, l’expression pulsionnelle du mouvement est souvent assimilée aux danses ethniques, au jazz, au Hip Hop et le caractère de fragmentation, d’explosion, de percussion et d’éclatement domine.
  • La tradition du mouvement abstrait, suspendu, distancié et spatial fait référence à une élévation de la tradition académique et à une poétisation de la matière en danse contemporaine. Je distingue ici la démarche contemporaine des représentations que l’on a de celle-ci à travers quelques archétypes.

Le corps proposé est fait de distorsions, de tensions que l’on ne peut regarder uniquement en référence à une tradition de danse et à un genre. Hors référent, ce corps sous tension se pose en corps critique de la norme.

Le corps en réaction

Il s’agit d’échapper à un corps « militaire », aligné, mimétique et offrant un groupe sans singularité d’action, le choix est fait d’avoir un corps en mouvement, tentative de ne pas se laisser enfermer dans la norme. Les corps sont embarqués, en errance avec l’espoir que ce ne soit pas seulement une fuite. Ils se déplacent, se dispersent, ils ne veulent pas se soumettre.

Le corps engagé

Nous avons traité deux options qui s’alimentent l’une l’autre : la chute et son refus.
De manière répétée, les danseurs chutent tout au long de la pièce. C’est le témoignage d’une souffrance, d’une blessure, une forme de désobéissance plus qu’une forme de suicide. La chute est mise en scène comme un témoignage. C’est une alerte, une communication. Seul le corps peut être le territoire de cette expression la plus extrême.
Le refus de la chute : les danseurs sont amenés à se repousser du sol, sans aucun apaisement. Ne pas considérer la chute comme une fin mais comme la possibilité de se réinventer, c’est le refus du corps apaisé, un plaidoyer contre un corps clinique.

** Regards sociologiques sur le corps

La manière dont le corps est appréhendé dans nos sociétés est révélateur des relations de pouvoir. Le corps de la révolte est celui qui échappe à la norme. Corps Etrangers est une exploration, une réaction, une résistance, un exutoire.

La représentation se fait à travers un espace cloisonné, des déambulations, des alignements et des prises de paroles.

Le duo se vit dans un espace cloisonné où la surveillance de l’autre est constante. Il y a tentative de recréer du lien à travers les matières partagées alors que la situation de surveillance rappelle les modes de surveillance sociaux.

Les déambulations sont des rappels d’un mouvement ordonné, d’une temporalité à laquelle ils ne peuvent échapper. Les déambulations finissent en empilements s’il n’y a pas d’actes de résistance.

Les alignements sont comme une frontière à surveiller, le moment où les individus sont exposés comme des marchandises. C’est un jeu de rôle pour essayer de s’en sortir, une forme de compétitions, de rivalités (scènes de dressage). Les alignements séparent, opposent. Cette frontière peut révéler aussi des actes de courage et des rencontres salvatrices.

Chaque prise de parole reste soumise à la présence de l’autre. Le solo est un temps d’affirmation, d’exploration de la singularité de chaque individu / danseur. La chute, la fragmentation, l’envol sont des signes de posture de la révolte.

 

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Calme Blanc / Colère Noire

Calme blanc colère noire

(Pièce de groupe)
Chorégraphe : Alain Gonotey
Interprètes : Cindy Villemin/ Géraldine Laurens/ Delphine Maurel/ Fabien Périchon/ Fabien Faucil

Corps et Mouvement

Des danseurs de genre et de corporéité différents se retrouvent enfermés dans une pièce.
L’aspiration à la modernité pour une génération qui est née avec de la danse contemporaine est presque une démarche intellectuelle qu’il faut constamment réinventer.

Pour d’autres danseurs au corps et habitus déjà modelés par d’autres formes d’entrée en danse (hip hop, danse basque, flamenco, ..), la question de la modernité doit faire acte de révolte avec d’autres articulations, elles aussi à inventer.

Si les uns travaillaient avec les autres ?
La révolte comme acte fondateur de la démocratie des corps, jouons à exposer une diversité qui n’annihile pas le conflit.

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L’histoire est chargée de révolte à caractère collectif: quelles est la nôtre?
La reconnaissance de l’autre sous-tend que l’on nomme sa complexité, cet acte vient autoriser la contestation des modes de surveillance, des sujets et des corps.
Recherche d’un projet de corps abstrait propre à laisser respirer ces différentes identités sans les affadir. Mise en avant du « cri » d’une révolte salutaire.

 

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« Calme Blanc / Colère Noire » est le troisième volet du tryptique Utopie Héroïque avec le solo, « 100% Basque » et le duo « Jump… c’est un beau jour pour mourir mais je ne le savais pas« .

Cette création sur le thème de la Révolte se compose de trois phases de travail : Le corps matière/ le corps comme lieu d’inscription de la révolte – Le corps dansant/ les histoires des corps comme lieu de l’inscription identitaire de cette révolte ou la question des genres – le corps social/ corps où le souffle de la révolte s’immisce.

 

Avant-projet autour de Calme Blanc Colère Noire, performé au festival des Traces Contemporaines de Cahors en 2010

Plaquettedu spectacle

Bla, bla, bla…

Création Bla,bla,bla

La Création

Dans notre souci constant de porter un regard sur la corporéité dansante de l’autre – son histoire corporelle -, nous interrogeons l’imaginaire et l’esthétique véhiculés par les danses urbaines, en les dé-construisant pour mieux « entendre » en quoi elles nous parlent sur le mode de l’altérité. Qu’en est-il de la compatibilité de la perception rythmique et explosive proposée par les danses urbaines et ethniques, avec la revendication mélodique et « existentielle » affichée et perceptible dans les techniques historiquement dominantes : moderne, classique, contemporain ?

La dimension d’un corps urbain entre errance, distorsion et suspension, appartient au métissage des techniques et des présences portés par les danseurs. La danse Hip Hop nous semble n’être que l’expression la plus spectaculaire de la distorsion des corps. Le « bain » ici proposé empreinte à l’univers sonore et gestuel des tribus urbaines : rap, techno, images, sample, zapping… La recherche de matière, propre à la suspension et à la distorsion explosive du mouvement permet de suspendre et de fragmenter quelques codes et repères propres à l’urbanité des corps. Ce « bain » d’énergie urbaine se fragmente, se distord et propose une danse à l’image de la dualité entre suspension et distorsion

Les Prolongements

Cette première pièce, de 20 minutes, met en situation trois danseuses et un chanteur de rap qui affichent un projet de corps urbain sans perdre leur identité. Ils sont ballottés entre deux matières : l’allègement et l’errance de la suspension, la fragmentation, l’accélération et la projection des distorsions. Le travail sur les appuis nourrit cette double musique.

Cette danse que nous définissons comme urbaine est proposée sans faire appel à la présence de danseurs de technique Hip Hop. Le corps urbain n’est donc pas réservé à des corps repérés, stigmatisés et souvent manipulés, de par l’identité qu’ils affichent.

Pour continuer à interroger ce qu’est un corps urbain, il nous semble intéressant de faire une place aux présences les plus niées dans la constellation des corps dits urbains, à savoir les danseuses de technique Hip Hop. Leur présence fragile et souvent refoulée sera interrogée dans une deuxième pièce. Le travail avec les danseuses de la première pièce vise à leur donner un espace où elles pourront affirmer leur singularité.

Le corps urbain se définit alors aussi comme celui de l’altérité, de la rencontre des techniques, de la rencontre de l’autre.

Création « Noir ? » // Avant-projet

noir

Projet en développement

Projet de la Cie Lullaby lancé début 2012, en développement à travers une série de laboratoire avec les élèves de la formation professionnelle Lullaby Danza Project et le groupe du No-Ballet post contemporain.
En septembre 2013, un temps de recherche autour du projet Noir a réuni trois danseurs et danseuses de la Cie : Cindy Villemin, Géraldine Laurens, Fabien Faucil et trois jeunes danseuses issues de la Formation Professionnelle : Adélaïde Bouchet, Magalie Ray et Jessica Yactine. Ces trois dernières invitées sont des artistes contemporaines engagées dans un champ d’expression ethnique ou assimilée (Kizomba, danse afro-cubaine, danse urbaine).

Intention

Comment renouveler un discours, un regard sur l’altérité, à travers ma propre histoire et le questionnement du sujet en charge de leur « corporéité » dansante.
Comment situer l’engagement de soi dans une posture moins ethno-centrée ?
Comment en exposer une rencontre avec un public dont la construction soit en phase avec cette intention spécifique ?

Ce qui est direct et indirect :

Ne pas positionner une polarité entre blanc et noir mais renouer le cross-over
Mon histoire réelle est poétisée avec un groupe d’interprètes qui ne porte des stigmates directs et indirects opérant de la question « noire ». Comme une mise à distance méthodique en recherche mais qui suppose un questionnement presque anthropologique. Parler de « noire » avec des sujets tous « blancs », ou autre.

Direct épisode lié au récit du moi et de chacun mais confrontés à une exposition plus ou moins fidèle du réel dans la forme, l’émotion et la matière.

On échappe aux catégories ?
Qu’est-ce qu’un mode d’être post-contemporain pour le sujet, le groupe, et ceux qui regarde ? La volonté même utopique d’échapper aux catégories doit être le garant de la singularité.

Piste de corrections artistiques :

Koltès, son œuvre et le traitement singulier de l’autre.

Le Clézio, il est l’autre sous les stigmates.

Patrick Chamoiseau « l’esclave noir, le molosse »

Aimé Sésaire, « Cahier d’un retour au pays natal »

Au cinéma

Claire Denis, « Place à une affinité complexe et cachées »

David Lynch, son œuvre sombre propre à parler des singularités

Takeshi Kitano, regard décentré

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